Fragonard amoureux…

…galant et libertin.

Il faut bien reprendre hein, sinon on s’enterre vivant et on donne raison à ces galeux qui nous attaquent sournoisement. Ce billet sur Fragonard était en brouillon. Je voulais prendre mon temps pour le compléter mais j’ai changé d’avis, et souhaite le publier maintenant. Une réponse à ces ordures que de parler de libertinage, de pensées coquines, d’érotisme…la mécréante que je suis est allée voir l’expo Fragonard amoureux, coquin et libertin.

Frago 1©Musée du Luxembourg.Musée du Luxembourg (1)©Sabrina Penniello.
Il y avait un monde fou lors de notre visite au musée du Luxembourg pour admirer l’expo consacrée à Fragonard. J’y ai emmené Ugo qui travaille sur « Les Liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos. C’est toujours intéressant de varier les apprentissages, et de compléter ses connaissances. De s’instruire tout simplement. N’est-ce pas Ugo?Fragonard©Sabrina Penniello.
Pour être franche,  je pensais m’ennuyer à cette expo, j’y allais vraiment pour Ugo qui lui s’y sentait aussi obligé. On a finalement passé un bon moment.
Les 80 tableaux exposés ici nous emmènent dans l’univers particulier du XVIIIeme siècle, ce siècle qui a vu évoluer les moeurs et revendiqué le libertinage. Cette période qui fut l’̂age d’or du livre illustré. Fragonard va justement s’intéresser aux illustrations des contes. Out l’amour courtois, on veut de l’érotisme. On découvre des oeuvres de collections privées, des commandes faites au peintre et dont certaines étaient cachées derrière le rideau ou exposées dans les maisons closes là même où  « le libertin veut cacher sa faiblesse ou ses sottises » forcément à cette époque les tableaux coquins on ne les exhibe pas aisément.
Les peintures de Fragonard sont très réalistes on se sent même un peu voyeurs, et l’ambiance dans le musée est  assez cool. Au fur et à mesure, on admire un tableau puis on regarde son voisin qui ricane avec un petit regard complice du style « euh…cocasse ». 

On passe de la scène légère et romantique aux suggestions plus érotiques, de la galanterie au libertinage tout simplement. Mais au delà de ça sur certaines toiles Frago met en avant la question du consentement de la femme, ce consentement dont on ne se soucie pas et qui est bafoué, ce qui amène sans transition au viol. Tiens Le verrou justement, cette superbe toile. Tout comme La résistance inutile.
Chaque détail de ces peintures nous montre ici que le viol est imminent.
Il est aussi très intéressant de voir comment la lecture (des jeunes filles) jouent un rôle important dans leur vie amoureuse, et leur éducation sexuelle.
On a beaucoup aimé, et appris pas mal de choses sur cette période du XVIIIème siècle sur le peintre lui m̂eme et ses contemporains.
Cette expo est très belle, merci Frago.

Fragonard amoureux c’est jusqu’au 24 janvier 2016 au musée du Luxembourg.
Toutes les infos ici: museeduluxembourg.fr/expositions/fragonard-amoureux-galant-et-libertin.

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