Le Paris disparu #1 Le Grand Châtelet.

Place du Châtelet, 

Aujourd’hui une place animée et dynamique. La plaque tournante de Paris où on y travaille, on s’y donne rendez-vous pour aller au théâtre,  boire un verre, faire du shopping ou simplement flâner dans le quartier ou le long des quais. C’est aussi un carrefour important pour le réseau des transports en communs et taxis. Se croisent ici la rue de Rivoli, l’avenue Victoria, les boulevards de Sébastopol, du Palais mais aussi des quais de Gesvres et de la Mégisserie.

Autrefois un lieu sinistre sans la fontaine que l’on connaît aujourd’hui, ni cette ambiance que l’on aime retrouver malgré la circulation dense. Autrefois se trouvait  Le Grand Châtelet, cette forteresse dont le nom seul évoquait un aller simple pour l’enfer. Elle se situait ici sur ce qui est aujourd’hui la place du Châtelet.Grand_ChâteletA l’origine cette forteresse est édifiée  (en 1130) afin de protéger l’accès à l’île de la cité des invasions Vikings. Sous Louis VI elle y abritait les cachots et la première morgue de Paris ainsi que le tribunal.Sceau du Chatelet
Les p’tits gars qui s’y retrouvaient avaient la certitude de ne jamais en sortir mais surtout d’y mourir dans des conditions atroces et inhumaines. La détention était payante bien évidemment. Un exemple de cellule? Une des plus atroce?
La Chausse d’hypocras ou la Fosse on y descendait le prisonnier par une poulie. Les pieds en permanence dans l’eau, il n’avait pas la possibilité de s’asseoir ou de s’allonger. L’espérance de vie y était de quinze jours.

Comme je le disais le Grand Châtelet abritait également la première morgue

 A l’origine, le mot « morgue » renvoyait  à la notion de « visage », de « mine » ; les prisonniers amenés dans les cellules du Châtelet étaient alors « morgués » par les geôliers, c’est-à-dire dévisagés avec insistances afin de pouvoir les identifier clairement en cas d’évasion ou de récidives. Par extension, les cellules furent qualifiées de « morgue ».

Transférées plus tard dans une autre partie du Châtelet, les « morgues » furent destinées à l’exposition des cadavres trouvés sur la voie publique ou noyés dans la Seine pour procéder à leur identification. Une sentence d’Hugues Abriot (prévôt de Paris sous Charles V) datée de 1371 mentionne pour la première fois le dépôt de cadavres au Châtelet.Les religieuses de l’hôpital Sainte-Catherine, rue Saint-Denis,  étaient chargées de les laver et de les inhumer au cimetière des Innocents.

Sources: Site interner du Ministère de la justice.
Crédit photos: Trouvées sur le net dont wikipédia.

Pendant la Révolution,  le 02 septembre 1792 des émeutiers ont réussi à pénétrer dans le grand Châtelet. Ils y ont massacré les prisonniers qui avaient la réputation d’être de grands criminels. Quelques jours plus tard le procureur de la commune Pierre Louis Manuel réclame sa démolition. Bien avant lui vers 1780 on envisageait déjà d’en finir avec cette prison en raison des conditions de détention et de la vétusté des lieux (tu m’étonnes). Enfin c’est en 1802 que débutèrent les travaux de démolition. 

Et bien, savez quoi les amis? J’aime notre époque!

 

 

 

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