Oscar Wilde l’Impertinent absolu.

Enfin une exposition consacrée à ce génie, cet insolent, cet impertinent.

OSCAR WILDE l’IMPERTINENT ABSOLU.

Napoleon Sarony (1821-1896), Portrait d’ Oscar Wilde #15, 1882. © Bibliothèque du Congrès, Washington.
Napoleon Sarony (1821-1896), Portrait d’ Oscar Wilde #15, 1882. © Bibliothèque du Congrès, Washington.

« Une bonne réputation? C’est une des nombreuses contrariétés à laquelle je n’ai jamais été soumis »
Cette exposition aurait pu aussi s’appeler Oscar Wilde l’insoumis.

©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello

Elle évoque  selon différents thèmes la vie et l’œuvre de ce géant (celui qui n’a toujours pas compris que j’adore Oscar Wilde, je lui rappelle que…j’adore Oscar Wilde).

Napoleon Sarony (1821-1896), Portrait d’ Oscar © Bibliothèque du Congrès, Washington.
Napoleon Sarony (1821-1896), Portrait d’ Oscar
© Bibliothèque du Congrès, Washington.

Parfaitement francophone,  il a souvent voyagé à Paris, y a vécu, s’y est réfugié, y est mort et enterré.  Il était temps que la capitale et finalement la France lui consacre cet hommage. D’autant que pour le centenaire de sa mort en 2000 rien ne lui a été consacré.

Oscar Wilde c’était l’homme à abattre. Le dandy libre n’est peut être pas né à la bonne époque mais surtout pas au bon endroit. Etre Oscar Wilde dans cette Angleterre Victorienne et puritaine forcément ça coince.

A travers des pièces (rares pour certaines) photos, gravures, manuscrits, films,  cette superbe expo nous plonge dans son univers.  Il en ressort cet amour réciproque entre l’écrivain et la France. Il dit lui même: « La France mère de tous les artistes m’a donnée l’asile. »  Censuré en Angleterre, il est ovationné en France. Il a évoqué le désire de prendre la nationalité française.

Cet hommage nous parle bien entendu d’ Oscar Wilde le « sale gosse » qui excelle dans l’art de la  provoc’, libre, sûr de lui et audacieux (il le fallait à l’époque).  On raconte comment son style de  vie est critiqué et jugé par ses contemporains, ses créations censurées parce que jugées immorales, sa descente aux enfers depuis sa condamnation aux travaux forcés  et les humiliations endurées. Il est trainé dans la boue.

Parmi ses nombreuses citations il a justement dit ceci: On est tous dans la boue, mais certains  d’entre nous regardent les étoiles.

Cette expo met enfin en avant le véritable Oscar Wilde. 200 pièces ont été réunies pour la réaliser.  On nous  parle enfin de l’homme de lettres,  de ce critique d’art  bref du génie. Oscar Wilde est avant tout un grand poète, un littéraire. C’était un homme de goût et un père qui aimait énormément ses enfants et sa femme.

Les interventions sous forme de vidéos de Robert Badinter et de Merlin Holland (son petit-fils) sont très intéressantes. Bourrées de détails et riches en anecdotes elles nous révèlent des vérités que l’on n’imaginait pas.

On y trouve des pièces personnelles comme la fameuse carte de visite du marquis de Queensberry sur laquelle il a mentionné avant de la remettre au portier du club Albermarle, l’un des clubs d’Oscar  «For Oscar Wilde posing as Somdomite». Cette ultime attaque enchaînera les procès qui l’ont détruit en le condamnant aux travaux forcés.

©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello

Il y a aussi cette série de portraits réalisés par Napoleon Sarony lors de son séjours aux Etats Unis. A propos, des compagnies commerciales les ont utilisés pour réaliser des publicités afin de vendre gants, chapeaux ou encore des cigares. Sarony dans le but de protéger son travail poursuit en justice la compagnie Burrow-Giles lithographie pour violation de droit d’auteurs. La cour suprême reconnaît ses photographies comme créations artistiques, le Copyright est né.

Napoleon Sarony (1821-1896), Portrait d’ Oscar
Napoleon Sarony (1821-1896), Portrait d’ Oscar

Ses manuscrits, ici le Portrait de Dorian Gray dont un dédicacé.

©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello

Nous avons beaucoup aimé cette exposition que l’on attendait au tournant.
L’avis de mes ados chéris  qui ont bien évidemment lu le Portrait de Dorian Gray (en même temps ils avaient intérêt de le lire!): Ouais c’est vachement bien.

Je confirme, c’est une très belle exposition. Elle vous attend au Petit Palais jusqu’au 15 janvier 2017;

Infos pratiques par ici.

Le 14 janvier prochain  sera organisée au Petit Palais une conférence avec Merlin Holland himself.
La Chute d’Oscar Wilde : ou la vengeance de Sa Majesté Britannique.

On y sera !

 

Publicités

4 commentaires

Tu veux mettre ton grain d'sel ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s