Pour ce nouveau rendez-vous #EnFranceAussi instauré par Sylvie du blog Le Coin des Voyageur  nous avons pour thème, Le Patrimoine Religieux.

C’est Thelomach Thomas du blog Expériences en Famille  qui a fait son choix. Et quel joli thème n’est-ce pas ?

Ça m’a donné envie de vous proposer une balade. Une balade  à travers le patrimoine religieux parisien en évoquant ses petites anecdotes. Eglises, temples et autres cathédrales ont tous ou presque des petites histoires que l’on prend plaisir à découvrir. Elles sont historiques, secrètes, drôles, parfois insolites voire cocasses. Pour les plus courageux. Ceux qui iront jusqu’au bout de l’article, un cadeau vous attend comme chaque mois.

Commençons par la plus célèbre, Notre Dame, dont la jolie façade occidentale est ornée d’une série de statues.

©Sabrina Penniello.

Elles représentent  les rois de Juda ou plutôt leurs copies. Les originaux on été détruits, sous la Révolution par le peuple en colère. Pas de quartier, on saccage tout sur son passage, on ne veut plus de têtes couronnées.

Sabrina Penniello.

Les p’tits gars persuadés qu’ils s’agissaient des ancêtres de Louis XVI ont tout saccagé.
Les rois de Judée étaient en réalité les ancêtres de Jésus par sa mère Marie. Les restes des statues d’origine en assez bon état sont visibles au musée Cluny.

©Sabrina Penniello.

A propos de couronne, c’est  à notre Dame que se trouve parait-il l’authentique couronne d’épines du Christ. Cette relique parmi d’autres nous la devons à Saint-Louis parti en croisade les récupérer. A son retour il fait édifier la Sainte-Chapelle qui leur a servi d’abri. Cette couronne d’épines très sérieusement protégée par les Chevaliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem est visible chaque premier vendredi du mois lors de la Vénération.

Connaissez vous les cloches de notre Dame ? Casimodo t’es là? Tu nous racontes ? Elles portent toutes un prénom, le gros bourdon se nomme Emmanuel, le petit c’est Marie. Il y en a même une qui s’appelle Maurice…sans déconner.

Manu

On ne quitte pas Notre Dame sans parler de ses vantaux, un  travail diabolique. Cette réalisation minutieuse des ferrures serait dit-on l’oeuvre du Diable. Tu m’crois pas ? Alors écoute ma Petite voix chérie elle connaît tout ma petite voix. ICI. Une histoire chelou de pacte avec le Diable qui aurait bloqué l’ouverture des portes.

©Sabrina Penniello

Assez de diableries allons rendre visite aux petites madames, les péripathétiputes. A défaut de faire partie du patrimoine religieux elles  contribuaient activement au bien être des curés. Et ceux du l‘église Saint-Sulpice n’avaient qu’à traverser la rue pour se rendre à leur             « consultation ». Pas besoin de faire le mur pour aller aux putes, descendre cet escalier suffisait.

©Sabrina Penniello

En effet juste en face de l’église au N°36 de la rue Saint-Supice se trouvait la maison close Chez Betty. 

©Sabrina Penniello

Saint-Sulpice, est un véritable monument. Mais un monument inachevé.

©Sabrina Penniello

C’est Anne d’Autriche en personne alors régente qui dépose la première pierre de l’édifice où furent baptisés Sade et Baudelaire.
Victor Hugo s’y est marié ainsi que Camille Desmoulin qui avait Robespierre pour témoin. Que du beau monde mais la visite de cette église ne se limite pas aux divertissements des prêtres ou à ses célébrités. A l’intérieur en plus de son orgue monumental aux 8600 tuyaux se trouvent des joyaux.

©Sabrina Penniello

En 1743 avec l’accord du curé un méridien est tracé, le Gnomon il permettait de donner l’heure et ainsi de vérifier les bases exactes du calcul de la date de Pâques. Continuez jusqu’à l’extrémité pour admirer cette merveille, qu’est La Chapelle de la Vierge. Sans aucun doute le joyau de cette église. Cette chapelle est un lieu de prière individuelle.

©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello

En ressortant, jetez un œil à la tour de droite peut être y verrez vous le couple de faucons crécerelles.  qui s’y est installé. La faune parisienne est parfois surprenante. Cette tour était par ailleurs équipé d’un télégraphe Chappe qui communiquait avec Toulon.  Spirituelle et scientifique Saint-Sulpice!

Dans le même arrondissement vous avez  la plus vieille église de Paris L’église Sain-Germain-des-Prés qui à elle seule est un véritable cours d’Histoire.

©Sabrina Penniello

Saint-Germain-des-Prés aux allures d’église de campagne.

©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello

Fondée par le fils de Clovis, Childebert 1er, cette église se trouvait hors des murs de Paris en plein champs. La banlieue de l’époque  Bien avant la basilique de Saint-Denis, Saint-Germain est la première nécropole royale. Lors de travaux des squelettes mérovingiens ont été découverts  au pied de cette église.

©Paris Zig Zag

Catherine de Médicis la « douce » Catherine est venue s’y réfugier avec son fils Charles IX pour échapper à l’épidémie de la Peste Noire.
La Révolution encore elle, l’a sacrément endommagée en la transformant en grenier à salpêtre. Encore aujourd’hui elle en porte les traces avec ce dépôt noirâtre.

©Sabrina Penniello

Une autre église Parisienne se nomme Saint-Germain, Saint-Germain l’Auxérrois elle se situe face à la colonnade du Louvre. De part sa proximité avec le Louvre qui était alors encore un château Saint-Germain l »Auxerrois était la paroisse des rois de France. On raconte que c’est son tocsin qui a donné le signal du massacre de la Saint-Barthélémy. 

©Sabrina Penniello

A deux pas de là se trouve une ancienne église catholique devenue le Temple protestant de l’Oratoire du Louvre. Louis XIII et sa femme y accédaient par un accès direct depuis le Louvre. Cette église fut « donnée » aux Protestants par Napoléon afin qu’ils puissent eux aussi pratiquer leur culte. Après toutes les souffrances qu’ils ont enduré.

©Sabrina Penniello

A l’occasion du centenaire de la Révolution une statue de Coligny est érigée. J’aime beaucoup cette oeuvre qui raconte avec quelques éléments symboliques l’histoire de L’amiral, de l’intolérance religieuses et des conflits entre catho et protestants. le cadre représente la fenêtre par laquelle les Guise ultra catholiques l’ont balancé.

©Sabrina Penniello

Saint-Eustache est pour moi la plus belle église de Paris, elle est intimement liée aux Halles.

©Sabrina Penniello
©Sabrina Penniello

Colbert y a son mausolée.

©Sabrina Penniello

Lors de la fête de la musique,  monsieur le  curé  permets à tous ceux qui le souhaitent de venir y faire du bruit. Rock, Métal, Classique tout est permis à condition d’interpréter des chants religieux.  L’Histoire de Saint-Eustache est passionnante. J’en parle ICI.

©Sabrina Penniello.

On ne parle pas de patrimoine religieux parisien sans évoquer la Basilique du Sacré-Cœur . Sa pierre blanche est fabuleuse, Elle est autonettoyante.  Au contact de l’eau de pluie sa pierre secrète du calcin, une substance blanche.

©Sabrina Penniello

Malgré la pollution sa blancheur immaculée reste intacte. C’est donc en toute logique que les parties à l’abri de la pluie sont plus sombres.

©Sabrina Penniello

Enfin je termine par la Basilique Cathédrale de Saint-Denis que tout  le monde connaît.  Le nombre de gisants des rois et reines de France est impressionnant. J’ai été surprise de découvrir ce petit cœur conservé dans son écrin de cristal. Il aurait été authentifié comme étant celui du Dauphin Louis XVII fils de Louis XVI et Marie-Antoinette. 

©Sabrina Penniello

Place à présent au cadeau.
Ce mois-ci les éditions Gallimard nous offrent ce guide Encyclopédie de Voyages. Baie du Mont-Saint-Michel. Pour tenter de le gagner on consulte le règlement ICI et on laisse un commentaire sur la page FB du rendez-vous En France Aussi en précisant le ou les blogs que vous avez lus.
Bonne chance à tous et bonne lecture.

 

 

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