Le Défunt au théâtre la Croisée des chemins

Lorsque deux personnes se retrouvent pour évoquer le souvenir d’un homme décédé trois ans auparavant, ça donne:

Le Défunt.

Qui était Victor ? Qui sont ces personnes qui revendiquent son amour ?
Confidence après confidence, l’oraison annoncée se transforme, de fil en aiguille, en révélations sur la véritable identité du mystérieux défunt, de cet homme si appréciable… A la fois drôle, grinçant et absurde, le texte s’inscrit dans le registre de l’humour noir. Entre comédie et tragédie et  derrière une apparente banalité, cette composition donne à voir les reflets de la folie et de l’abomination. Et si tout ceci n’était que duperie

Deux amies, dont une jeune veuve pleurent leur Victor. L’instant est grave et si douloureux quand sans annoncer la couleur,  tout dérape. Petit à petit nous en apprenons davantage sur ce mystérieux Victor. Tour à tour les deux femmes vont nous dévoiler bien des secrets à son sujet. Je n’en dis pas plus ce serait vous gâcher le plaisir.

Cette pièce est savoureuse, on rit, mais on rit. Partagés entre (fausse) indignation et délectation. Ce personnage qui brille par son absence et ces deux femmes qui quant à elles brillent sous leurs chapeaux nous ont régalés.
Cette pièce écrite par le dramaturge français René de Obaldia, est mise en scène par Patrick Rouzaud qui interprète le rôle de Madame de Crampon en compagnie de Mahmoud Ktari qui interprète Julie la jeune veuve.

Mais alors, qui sont ces deux personnages sur scène ?Deux femmes distinguées aux bonnes manières ou deux ouvriers à la pause déjeuner? Ce que j’ai adoré avec cette pièce c’est justement le fait que l’on se pose un tas de questions. Mais qui est qui, mais qui fait quoi? Combien de pièces se jouent sur scène ? Je dirai même mais où sommes nous? »  A tous ces questionnements je répondrais, dans un délire, un délicieux délire. En venant voir cette pièce vous tomberez à pieds joints dans l’absurde mais aussi dans un grand délire. Patrick Rouzaud qui est derrière la mise en scène a fait le choix audacieux et courageux d’enchaîner sur scène deux fois la mêmes pièce mais jouée différemment. A la fin de la première, c’est reparti pour un tour et ce pour notre plus grand plaisir. Nous avons adoré plonger dans cet humour noir pur jus. Même s’il ne fait pas bon être une grand-mère avec un Victor dans les parages.
Patrick Rouzaud (encore lui) est fabuleux dans son rôle de Madame de Crampon. Avec lui tout est dans la gestuelle, les regards, les postures. Il nous fait un vrai show, c’est un régal. Vous pouvez le retrouver dans un tout autre registre mais tout aussi talentueux Don Juan ou les limbes de la mémoire. Actuellement au théâtre La Croisée des chemins. Mahmoud Ktari qui incarne la douce et jolie Julie excelle dans son rôle de jeune veuve ou d’ouvrier. Allez savoir. En passant, sachez que Mahmoud Ktari est le fondateur de cet adorable théâtre La Croisée des chemins, ne soyez donc pas surpris si un jour vous apercevez Julie à l’accueil.

Comédie de René de Obaldia
Mise en scène : Patrick Rouzaud
Interprétation : Patrick Rouzaud et Mahmoud Ktari

Merci à Mahmoud Ktari pour cette invitation. 
Et ce moment délicieux passé avec ces dames au chouette chapeau.

 

 

 

 

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