Sur les pas de Joséphine Baker

J’ai deux amours
Mon pays et Paris…

 

S’il y a une personne qui su a déclaré sa flamme à Paris avec passion c’est bien cette femme Freda Josephine McDonald dite Joséphine Baker. La passion est le thème de ce mois de février choisi par Ines des Millet du 62 dans le cadre de notre rendez-vous #EnFranceAussi

 

Un rendez-vous mensuel instauré par Sylvie du blog Le coin des voyageurs qui a pour but de nous faire( re) les richesses et la beauté de ce fabuleux pays la France.

 

Pour l’occasion je vais tenter de vous emmener sur les pas de cette femme passionnée et passionnante qui a marqué Paris de sa présence, de sa prestance, de son charme, de son audace et de son talent. Une femme qui au delà du domaine artistique, des plumes, bananes et autres paillettes était une grande dame. Une femme engagée qui s’est consacrée aux autres et aux causses qu’elles défendait. Grande figure de la résistance en France, soutient au mouvement des droits civiques auprès de Martin Luther King, mais aussi mère d’une fratrie plurielle. Des enfants qu’elle a adopté aux quatre coins du monde. Cette fratrie qu’elle nommait sa tribu arc en ciel.

La promenade ne peut évoquer tous les lieux où Joséphine à secoué ses bananes posé le pied. Je vous laisse le soin de compléter et ainsi d’enrichir la balade.

La passion de Joséphine pour Paris et de Paris pour Joséphine

Joséhine Baker 1940  ©studio Harcourt

Pagne de bananes,  jazz, charleston léopard et guépard

Figure emblématique des années folles, Joséphine Baker est celle par qui le Jazz et le Charlestonne sont arrivés en France. Elle a enflammé les plus grande scènes parisiennes et le cœur du public.
De la rue où elle dansait, en passant par Brodway, elle fait le choix de suivre l’attaché commercial de l’ambassade américaine à Paris Donald J. Reagan en France. Son premier succès parisien, elle le vit en 1925 au Théâtre des Champs Elysées avec  la  Revue nègre  où elle est choriste. Et quel succès! En France, c’est l’engouement pour le Jazz dans ce contexte des années folles, c’est la reconnaissance de la culture noire dans ce Paris artistique symbole de liberté, de créativité, d’insouciance et d’amour. C’est ainsi qu’en 1927 Joséphine Baker va encore une fois charmer mais aussi  terroriser le public parisien accompagnée de..son guépard. Direction Les Folies Bergère qui sera le top départ de notre balade.

Symbole de la vie parisienne, cette salle qui a 130 ans en a vu du (beau) monde: A l’âge de 16 ans Jacky SARDOU  y a commencé sa carrière comme danseuse, FERNANDEL, et JEAN Gabin y ont chanté, les légendaires CHARLIE Chaplin, WC Fields et STAN Laurel ont partagé la scène de ce cabaret inaugué en 1869. L’emplacement qu’il occupe était dans les temps jadis un champs où coulait une rivière aujourd’hui souterraine , la Grange Batelière. Cette rivière à laquelle on attribue certaines légendes (d’après ma gardienne elle inonde nos caves en temps  pluies. Mais ma gardienne dit beaucoup de conneries) apparait dans le film La Grande Vadrouille.

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La salle des Folies Bergère se trouve dans le 09ème arrondissement à deux pas du quartier des Grands Boulevards qui est aussi une série de boulevards presque interminable construits aux emplacements des anciennes fortifications de Charles V et de Louis XIII et qui s’étendent de Bastille à Madeleine.

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Laissons un instant les Grands boulevards, nous y reviendrons plus tard et prenons la direction du quartier de Saint-Lazare, non loin de l’église de la Trinité se trouve une autre salle mythique marquée par la présence de Joséphine Baker. Le Casino de Paris. En 1930 cette salle a vu naitre la chanson « J’ai deux amours »Joséphine récidive avec ses petits animaux de compagnie puisque cette fois elle se produit accompagnée  de Chiquita un léopard offert par le directeur du Casino de Paris Henri Varna

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Ce quartier touristique est constamment en effervescence. Il se trouve à deux pas des Grands magasin et de l‘Opéra Garnier. Dirigeons nous vers l’Opéra justement pour retrouver à nouveau les Grands Boulevards. A l’angle de la rue Scribe et du boulevard des Capucines se dresse un haut lieu de la vie parisienne, l’Hôtel Scribe où a séjourné notre passionnante Joséphine. En tentant de faire une photo de l’intérieur de l’édifice, je me suis retrouvée face à un monsieur du personnel, un monsieur très sympatique  même s’il m’a rappelé l’interdiction de photographier. Il m’a surtout confirmé que Joséphine Baker a bien vécu ici au deuxième étage.

Si vous étiez passé il y a 6 mois, je vous aurai montré l’expo de tapisserie et la chambre de Joséphine. Qu’il me dit. Oh mon dieu, à 6 mois près. J’ai eu envie de mourir. Voyant ma profonde déception il a eu visiblement pitié de moi, il me raconte quelques anecdotes. Comme le fait que c’est ici que les frères Lumière ont présenté leur toute première projection mondiale du cinéma. C’était en 1895. Il me propose d’aller voir la plaque qui le mentionne. Merci monsieur mais j’aurais préféré voir la chambre de Joséphine.

 » A la team #EnFranceAussi, je vous le dis! Ce blogtrip parisien nous le ferons, même que nous serons logés au Scribe!! »

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C’est tout ce que j’ai eu de l’intérieur.
La plaque qui console.

Il suffit de faire quelques pas pour se retrouver devant l’Olympia où en 1956 Joséphine Baker fait ses adieux à la scène parisiennes pour y revenir quelques années après. A propos, savez vous que l’Olympia est le plus ancien music-hall de Paris encore en activité. Qu’en 1888, avant d’être la salle que l’on connaît, se trouvait une attraction de Montagnes Russes qui pour des raisons de sécurité fut fermée à la demande du préfet de police. Que cette salle fut sauvée de la faillite grâce à Piaf et d’autres artistes qui certains soirs reversaient leurs recettes. Que Scooby-Doo s’y est produit. Vrai! On l’a vu.

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La revue Joséphine à Bobino marque le retour de la perle noire. Un rétrospective dans laquelle elle célèbre ses cinquante ans de carrière. C’est aussi l’occasion de se redresser après avoir été ruinée.

Sous le rideau rouge il doit y avoir son nom.

Moins d’un mois plus tard 12 avril 1975 elle meurt d’une attaque cérébrale. Ses funérailles ont lieu à l’église de la Madeleine qui se trouve à quelques pas de l’Olympia et qui termine la ligne des Grands Boulevards. Cet édifice plutôt atypique  avec ses 52 colonnes corinthiennes face à la place de la Concorde. A l’origine Napoléon souhaitait en faire un temple à la gloire de son armée. Ce qui explique son allure de temple grec. Jour et nuit des concerts de musique classique y sont donnés.

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Joséphine Baker aimait passionnément Paris qui sait le lui rendre avec des hommages du plus classique au plus original.

 

 Les hommages

Dans la 14ème arrondissement non loin de Bobino au pied de la tour Montparnasse, une petite place porte son nom.

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Un peu plus original, une piscine lui rend également hommage. Pas n’importe quel bassin, il s’agit de la piscine Joséphine Baker installée sur la Seine.

Une piscine qui s’ouvre aux beaux jours.
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Quand la RATP s’en mêle, cela donne une fresque incroyable visible à la station de métro  Tuileries. Une fresque qui relate l’histoire culturelle du métro avec pour toile de fond celle de notre bon vieux vingtième siècle. Une fresque où se côtoient Nelson Mandela et Casimir, Carl Lewis et Lady-Di, Coluche et les Kennedy.. tout ça sous l’œil bienveillant de Joséphine.

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Certains hôtels du 9eme près des Folies Bergère affichent fièrement « leur » Joséphine.

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J’espère que cette balade vous a donnée envie de déambuler à Paname et d’en apprendre un peu plus sur cette femme extraordinaire.

Comme chaque mois les éditions Gallimard se joignent à nous pour vous offrir un cadeau. Ce mois ci « En forêt 500 idées pour des escapades nature en France » de Natasha Penot. Pour tentez votre chance il suffit de laisser un commentaire en fin d’article et de signaler sur la page FB #EnFranceAussi.
Bonne chance à tous.


Sources: Site des Folies Bergère, Wikipédia Maitre d'hôtel du Scribe,
l'Express artcile du 21 avril 1975, Clara & Jo Baker le site des petits enfants de Joséphine Baker.

 

 

36 réflexions sur “Sur les pas de Joséphine Baker

  1. Une belle balade en effet… c’est toujours un plaisir de « revoir » ce Paris que j’ai tant arpenté dans tes reportages !! Alors, puisqu’on parle de Joséphine Baker, j’ai visité son château en Dordogne, Les Milandes. Un endroit magnifique comme sorti d’un conte de fée ! A très bientôt Sabrina ! 👋🏻

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    1. Merci beaucoup Pierre. Ravie que mes balades te plaisent, d’autant que Paris tu connais fort bien.
      J’ai vu des photos de son château en faisant mes petites recherches. Je savais que sa propriété fut vendue aux enchères, mais je ne savais pas qu’elle refusait de quitter les lieux. Elle a ainsi vécu barricadée dans sa cuisine alors que le nouveau proprio s’était installé dans les lieux.

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  2. J’adore Joséphine Baker et le fait que tu aies choisi ce thème pour le rendez vous:) elle et mythique et absolument partout. Je l’avais même retrouvée en fresque à New York. Allez tous au Scribe 😉

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  3. Puisque tu as écris sur Joséphine Baker, c’est peut-être sous l’angle de Mistinguett qu’il faudrait prévoir un #Enfranceàparis cela permettrait de voir de belles salles, une époque incroyable et même d’aller en banlieue jusqu’à Enghien.
    Car tu donnes envie de poursuivre les balades sur les traces de personnalités.

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  4. J’ai eu l’occasion de visiter en Dordogne le château des Milandes, avec son spectacle de rapaces, étonnant à voir ! Oui elle a eu une triste vie à la fin, ne voulant pas quitter son château qu’elle aimait tant. Elle y a élevé ses 12 enfants adoptifs et aménagé un music-hall et un parc de loisirs. Ruinée, car certainement trop généreuse, elle en a été expulsée en 1968. Une belle visite de Paris qui me rappelle de bons souvenirs.

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    1. Une grande dame. En lisant son histoire j’ai vu des photos de ce château. J’irais bien le visiter histoire de ‘compléter’ mes connaissances.
      A bientôt Martine, merci pour ton commentaire.

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  5. Les Folies Bergères (quel beau bâtiment soit dit au passant), le Casino de Paris, l’Olympia… autant de lieux de spectacle mythiques de Paris dans lesquels je n’ai jamais mis les pieds. Merci pour cette balade sur les traces de Joséphine Baker, une sacrée femme qui a eu une vie extraordinaire.

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